La surveillance des teneurs en nitrate dans les nappes phréatiques, appelée "Survey Nitrate", est systématique depuis 1994. Cette surveillance vise à identifier les zones vulnérables à l’infiltration des nitrates et à contrôler l’efficacité du PGDA. Au total, le réseau de surveillance comprend 950 points de prélèvement.

e graphique ci-dessous représente les indicateurs de tendance, construits à partir des concentrations annuelles moyennes pour des sites répartis dans les différentes zones vulnérables.

 

De 1993 à 2002 : tendance à la hausse dans les territoires qui, entre-temps, ont fait l'objet de la désignation de zones vulnérables. Cette tendance n'est pas forcément liée à une augmentation de la pression agricole mais peut s'expliquer par d'autres mécanismes tels la remontée des nappes, intégrant l'accroissement des précipitations pendant la période considérée. En effet, la période pluvieuse de 2000-2002 a élevé le niveau de la nappe et les eaux souterraines se sont davantage chargées en nitrate.

Depuis 2003, les concentrations en nitrate semblent s’être stabilisées sur un palier supérieur pour les Sables Bruxelliens et le Crétacé de Hesbaye. On aurait pu s’attendre à une diminution après la période sèche de 2003, malheureusement, ce ne fut pas le cas. Les nappes dont le délai de transfert sol-nappe est plus court (Sud Namurois) ne présentent, par contre, aucun signe d’amélioration, ni de stabilisation.

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