Définition

Sous le terme « effluents phytopharmaceutiques » sont regroupés à la fois les fonds de cuve et fonds de cuve résiduels, les bouillies non utilisables ainsi que les eaux polluées par les produits phytopharmaceutiques, notamment les eaux issues du nettoyage interne et externe du matériel de pulvérisation.

Ces effluents sont généralement produits lors des opérations de remplissage, de rinçage et de nettoyage du pulvérisateur qui doivent avoir lieu soit au champ, soit sur un sol recouvert d’une végétation herbacée soit sur une aire étanche, résistante chimiquement et mécaniquement.

Lorsque les opérations de remplissage et de rinçage/nettoyage du pulvérisateur ont lieu sur une aire étanche, les effluents phytopharmaceutiques doivent être collectés en vue d’être traités.

Plusieurs pistes peuvent être envisagées :

1. Stockage des effluents dans l’attente d’un enlèvement par un collecteur agréé ;

2. Stockage des effluents dans l’attente d’un traitement, in situ, par un prestataire de services ;

3. Acquisition d’un système de traitement efficace (individuellement ou de manière collective).

 

Il existe différents types de systèmes de traitement des effluents phytopharmaceutiques. Certains permettent de dégrader les matières actives par voie microbiologique ou par photocatalyse, d’autres les concentrent au moyen, par exemple, d’un prétraitement chimique et d’une filtration sur charbon actif ou par évaporation naturelle ou forcée.

traitement

Systèmes de traitement actuellement agréés en Flandre

 

Le choix d’un système de traitement sera principalement guidé par la quantité d’effluents produits chaque année et par le coût du traitement (si prestation externe) ou du système de traitement (si investissement).

D’autres critères tels que la possibilité d’auto-construction, le type de déchets produits, l’espace disponible, les modalités d’utilisation et d’entretien, la capacité de stockage nécessaire avant et après traitement, le prix des consommables, etc., entrent également en compte lors du choix de la méthode de traitement.

En France et en Flandre, les systèmes de traitement utilisés doivent être reconnus par  l’Administration. Il en sera bientôt de même en Wallonie.

A l’heure actuelle, le choix du système est libre mais, en gage d’efficacité et de sécurité, il est recommandé, pour le moment, de prendre exemple sur nos voisins.