Réseau de surveillance nitrate

La surveillance des teneurs en nitrate dans les nappes d’eau souterraine est systématique depuis 1994. Au total, le réseau de surveillance comprend un peu moins de 900 points. Deux tiers appartiennent au réseau des producteurs d’eau. Le tiers restant constitue quant à lui, un réseau dit « patrimonial », composé de sources et puits privés, géré par le Service public de Wallonie (SPW).

Les objectifs premiers du réseau de surveillance sont d’identifier les zones vulnérables à l’infiltration du nitrate et contrôler l’efficacité du PGDA. Pour rappel, le nitrate constitue l’altération principale des eaux souterraines et son origine est essentiellement due à l’utilisation des engrais minéraux et organiques.

Les masses d’eau souterraines les plus polluées en nitrate (NO3-) sur la période 2012-2015 sont celles de Comines-Warneton (alluvions de l’Escaut), du Pays de Herve, de Hesbaye et des Sables bruxelliens. En revanche, les nappes calcaires du bassin de Namur, du sud Luxembourg et du socle ardennais apparaissent peu exposées à des pressions agricoles.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norme de potabilité

La teneur en nitrate ne peut dépasser 50 mg par litre d’eau (norme européenne définie par l’OMS). Elle a été définie de manière à protéger l’ensemble de la population contre tout effet éventuel du nitrate sur la santé. Cette valeur est impérative : si elle n’est pas respectée, l’eau est considérée comme non-conforme et donc non potable.