Pollutions diffuse vs ponctuelle

Les sources de pollution peuvent être diffuses ou ponctuelles. Une pollution diffuse concerne des rejets de polluants disséminés sur d’importante superficie. Elle sera, par exemple, liée à l’application de produits au champ ou à la présence d’un réseau d’égouttage défaillant. 
 
A l’inverse, une pollution ponctuelle se produit localement et souvent de façon accidentelle. Elle sera, par exemple, localisée sur un site industriel ou encore causée par le renversement d’un bidon de produits chimiques.
 

Responsabilité des secteurs

Les principales sources de pollution de l’eau sont dues aux activités humaines.
 
Au niveau des eaux de surface, ce sont les ménages qui sont principalement responsables des pollutions. Ceci est directement lié à l’insuffisance d’assainissements collectifs et autonomes. Ensuite, suivent les activités agricoles et industrielles.
 
Pour les eaux souterraines, ce sont les activités agricoles qui contribuent majoritairement au mauvais état des eaux. En cause : le nitrate et les produits phyto. Viennent ensuite les ménages et les services liés à la population, puis les activités industrielles et les anciens sites contaminés (ex. ancienne décharge).
 
 
 
Programmes d’actions
 
Pour chacun de ces secteurs, des programmes d’actions sont mis en œuvre. 
 
En ce qui concerne le secteur agricole, le Programme de Gestion Durable de l’Azote (PGDA), en place depuis 2001, offre des outils pour améliorer la gestion de l’azote et réduire les pressions sur l’environnement. 
 
Le Programme Wallon de Réduction des Pesticides (PWRP) fournit, quant à lui depuis 2013 des lignes directrices pour limiter les risques liés à l’utilisation des pesticides pour la santé et l’environnement. Il s’applique aussi bien aux professionnels de tous secteurs qu’aux particuliers. 
 
Les industries wallonnes, sont, quant à elles, soumises au décret instituant le principe du pollueur-payeur (1990) qui définit un niveau de taxation en fonction des rejets.
 
Enfin, pour le secteur domestique, 87 % de la population sont soumis au régime d’assainissement collectif et 12 % au régime autonome. Actuellement, 91 % des eaux usées sont reliées à une station d’épuration.